Analyse du discours d' Alphonse de Lamartine


Le 7 octobre 1848, A. de Lamartine est président du gouvernement provisoire de la seconde république. Il exprime ici son voeu de se présenter pour un mandat présidentiel. Dans cette campagne, il doit affronter des grands noms de la politique et notamment Louis Napoléon Bonaparte.
Dans ce discours, A. de Lamartine dévoile sa peur de voir disparaître la république. En effet le résultat du suffrage universel pourrait réserver bien des suprises comme un retour à la monarchie ou à un régime autoritaire dans le cas où Louis Napoléon Bonaparte serait élu.
À travers de nombreux arguments A. de Lamartine prouve ses talents d'orateur et se montre grand démocrate.

 

 

Tout d'abord, dans une longue métaphore il explique l'impossiblitité de tromper tout un peuple et déclare qu'une seule partie seulement pourrait se laisser influencer par des idées de retour à une eventuelle monarchie. En effet, d'après A. de Lamartine le peuple doit se défendre seul et ainsi défendre la république par le suffrage universel. Chaque individu doit donc avoir son opinion personnelle et ne pas suivre les mouvements de la foule, le prestige d'un nom ne doit pas inciter à voter pour celui-ci. Le peuple est donc responsable de son choix, il doit assumer ses actes et ne doit pas être ébloui par la "gloire passée ".
Ensuite, A. de Lamartine fait référence au combat des citoyens durant la Révolution française et dit que cela ne peut être détruit par un simple vote, cette lutte doit continuer et ne pas être abandonnée. Malgré le danger que les citoyens votent contre-républicain et que le gouvernement redevienne autoritaire, il affirme vouloir rester démocrate en toutes circonstances et laisser libre choix aux électeurs.
Le discours d'A. de Lamartine s'achève sur une ouverture vers le futur AVEC la République : " Ce sera un rêve si vous le voulez ! [...] Elle aura été un beau rêve pour la France et le genre humain ! [...] Nous la retrouverons !"