Extrait du discours d'A. de Lamartine au banquet de Mâcon le 18 juillet 1847


« La sécurité individuelle était un autre de ces dogmes.
Nous l'avons aussi, et j'en rends hommage à notre temps!
Mais dans l'ordre politique ! Voyons :
Le dogme, c'est la souveraineté exercée par l'universalité des citoyens ; le fait, c'est une éléction qui n'embrasse encore que des catégories restreintes. L'exercice de la souveraineté est borné par un chiffre et laisse des millions d'ames en dehors du droit, c'est-à-dire en dehors de la justice. L'éléction est matérialiste. La raison dit que l'éléction doit etre spiritualiste comme la pensée de la Révolution, et compter des ames, et non des centimes. Mesurez la distance ! (oui, l'éléction est matérialiste!)
En principe, la représentation nationale doit exister sans acception de classes, de catégories, de fortune, de professions sociales. En fait, la loi d'égibilité, le cens obligatoire, le salaire national aux députés supprimé, excluent des catégories entières d'intérêts de la représentation, et livrent ces droits et ces intérêts des plus grandes masses à la merci des intérêts les moins nombreux ! »




Ce texte est un extrait d'un discours d'Alphonse de Lamartine au banquet de Mâcon au 19ème siècle sous la IIème République. Lamartine dit que tout le monde devrait avoir le droit de voter, quelque soit sa catégorie sociale. A. De Lamartine est contre le suffrage censitaire et pour le suffrage universel.