Histoire du suffrage universel

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  Histoire du suffrage universel :


Le suffrage est l'acte par lequel l'électeur, lors d'une consultation électorale, procède à une désignation, exprime un choix, une volonté. Il est universel lorsque le droit de vote est reconnu à tous les citoyens.

Le suffrage universel masculin est apparu en 1848, avec la Loi du 5 mars . Il est appelé "suffrage universel", mais seuls les hommes avaient le droit de voter. Les femmes, les enfants, et les étrangers n'avaient aucun droit politique. Seuls les Français agés d'au moins 21 ans, résidant dans la commune depuis six mois, et non

"L'urne ou le fusil"

judiciairement privés ou suspendus de l'exercice des droits civiques étaient électeurs.
La République et le suffrage universel n'en ont pas moins prouvé au cours du XIXème s. leur capacité de renaissance, et d'expansion. La République est «revenue» après les temps d'éclipse : les deux Empires. Au delà, le suffrage universel a conquis, ou reconquis, de nouveaux domaines : élections présidentielles, élections régionales, référendum législatif et constitutionnel. Les oubliés du suffrage -femmes, jeunes de dix-huit ans-, votent enfin, les premières depuis 1945, les autres depuis 1974. Le vote de tous les Français puis de toutes les Françaises, a été le moteur, à maintes reprises l'accélérateur de la législation : droit syndical, libertés des collectivités locales, lois scolaires, droit d'association, sécurité sociale, congés payés, retraite à 60 ans, droits des travailleurs dans les entreprises... Il permet le dénouement des crises, la légitimation des autorités, l'adoption et la confirmation du cadre des institutions, l'amorce des grands choix de l'avenir.