Le manifeste d'A. de Lamartine, ministre des affaires étrangères

 

Extrait du manifeste cité et commenté dans Lamartine, Homme politique de B. Lhuiller:

 


Dans une lettre du 27 février adressée aux membres du corps diplomatique étranger à Paris, A. de Lamartine veut rassurer l'Europe en lui disant que la forme républicaine du nouveau gouvernement ne va pas dans le sens de la guerre comme en 1789, mais au contraire dans le sens de la paix et de la liberté, qui sont d'ailleurs « nés le même jour en France ».


Dans son “manifeste”, il nous expose les thèmes principaux de l'opposition nationale depuis 1815 qui sont tout simplement “l'encouragement à une politique des nationalités, conçue en dehors de tout légémonisme”. Il nous explique donc les deux aspects de cette politique des nationalités:


1° “Les traités de 1815 n'existe plus que comme faits à modifier d'un accord commun... La République déclare hautement qu'elle a pour droit et pour mission d'arriver régulierement et pacifiquement à ces modifications”.
2° Des secteurs sont particulierement sensibles. Par exemple, “si l'heure de la reconstruction de quelques nationalités opprimées en Europe... nous paraissait avoir sonné dans les décrets de la Providence” - et Lamartine cite la Suisse et l'Italie – et si des mouvements dans ce sens rencontraient des obstacles, “la République Française se croirait en droit d'armer elle-même pour protéger ces mouvements légitimes de croissance et de nationalité des peuples”.