Petite analyse du poème d'A. de Lamartine contre la peine de mort

 

 

Alphonse de Lamartine était un actif défenseur des droits de l'Homme et était contre la peine de mort . Il trouvait intolérable qu'un Homme juge un autre Homme et ait le droit de lui ôter la vie. Pour lui, seul Dieu devait avoir ce pouvoir.

Ce qu'il lui répugnait, c'était la décapition pour raison politique. En effet au XIX° siècle la guillotine fonctionne énormément. Des hommes n'adhérant pas au Régime en place se faisaient décapiter (deux ministres de Charles X ont été condannés à mort suite à la chute du Roi par le nouveau régime en place, la monarchie de juillet)

C'est dans ses poèmes qu'il exprime son opinion et se révolte. Il s'adresse au peuple et par des arguments, essaye de lui faire comprendre qu'il faut arrêter ça. Par exemple grâce à des arguments d'autorité il parle d'anciennes dictatures et explique qu'en tuant d'anciens ministres, des opposants ou d'éventuels refractaires, la France peut très facilement tomber dans un régime autoritaire car décapiter des hommes pour leurs opinions c'est porter atteinte à la liberté d'expression.

C'est en utilisant son talent de poète qu'il essaye de faire changer les choses.

Il demande au peuple dans un poème du 19 Octobre 1830 de ne pas laisser sa colère porter atteinte à son jugement et de ne pas agir par vengeance («  La soif de ta vengeance, ils l'appellent justice »)

Il évoque également la pèriode de la Terreur et il craint que cette page d'histoire recommence.

A la fin du poème il evoque le fait que la France pourait devenir célébre car ce serait le premier pays où la peine de mort serait abolie (« C'est ici que la France a de ses lois sauvages fermé le livre ensanglanté; C'est ici qu'un grand peuple, au jour de la justice, dans la balance humaine, au lieu d'un vil supplice, jeta sa magnanimité. »)